jeudi 9 novembre 2017

En référence à la mort, Andreas Serrano


Dans sa série The Morgue (1992), Andres Serrano photographie des corps morts en y cherchant la beauté, « poussant à l’extrême la démarche d’esthétisation qui est l’une des caractéristiques de son travail». La mort esthétisée et pourtant cadrée au plus serrée semble loin, irréelle parce que trop concrête, comme s'il s'agissait de mannequins. Si certains corps perdent totalement l’apparence de la mort, les titres se chargent pourtant de rappeler brutalement la réalité de ces photos. Les détails choisis sont souvent les mains.









Ce qui reste, Claudio Parmiggiani



«Ce qu'on appelle un fantôme n'est pas plus que ceci : une image de mémoire qui a trouvé dans l'air - dans l'athmosphère de la maison, dans l'ombre des pièces, dans la saleté des murs, dans la poussière qui retombe - son porte-empreinte le plus efficace.»
                  Georges Didi-Huberman. Génie du non lieu, p. 113.

Qu'est-ce qu'un fantôme, sinon l'ombre projetée d'un corps qui n'existe plus? Donc la trace laissée par quelque chose qui, depuis, a disparu? Les oeuvres de Claudio Parmiggiani, et surtout la série des Delocazione, travaillent avec cette idée de la trace.  En 1970, l'artiste est invité à participer à l'exposition collective Arte e critica dans la Galleria Civica de Modène. Il décide d'occuper la réserve de la galerie et se met donc à retirer les objets stockés. Il découvre alors les traces que la poussière a dessinées sur les murs, et la présence en négatif qu'elles dessinent. Il décide d'exposer cela, des traces, en les soulignant avec de la fumée. Ce qui apparaît dans cette oeuvre, c'est non seulement la disparition, mais aussi le temps. Temps qui finit par effacer le geste même de l'artiste puisque les installations sont des gestes éphémères, qui disparaissent à leur tour à la fin de l'exposition pour renaître ailleurs.










Sources : Thèse de Yannick Bernede, Artribune.com, paris-art.com

vendredi 20 octobre 2017

An Alphabetical Index of Some of the Stories, Laurence Aëgerter



An Alphabetical Index of Some of the Stories
Laurence Aëgerter
« Something very ordinary, choosing a dish from the menu in a restaurant, is here actually lifted to the higher level of an autobiographical story such as ‘The tale of the German bodyguard who never had to fight’ or ‘The tale of the cloud of soap’. This work is an homage to Georges Perec.»

lundi 18 septembre 2017

Des mots, du carbone et des trous, MARIANNE HOLM HANSEN

Collin's Concise Dictionary, 1st Edition 1978 (elipse - edit - effusion), 2014
Modified Book, Carbon, 17 x 25 x 6 cm (closed)
« Marianne Holm Hansen works across media including writing, drawing, photography, video and new technologies. With a focus on interpretation, her work interrogates, employs, exploits and re-appropriates, organizing systems, established methodologies, behaviours and habits, to question how we come to experience things as we do and, to what extent, an awareness of this can open up the potential for alternative experiences to form. Essentially, her practice is an attempt to both understand and challenge existing perceptions — to uncover and interrogate the structures through which we are taught to operate, think and respond, and, in turn, to practically test how they may be used and applied, differently, to generate new ways of thinking and doing. 

Often responding to specific sites and situations, the development of the work itself includes aspects of independent studio practice, research, conversation, and collaboration. The latter most often takes place through residencies, commissioned events or self-initiated projects that provides a forum for exchange, development and public assessment of work and its ideas. In line with this she has, for the past 10 years, consistently collaborated with diverse institutions, museums, and galleries to produce workshops. Participatory projects and events that enable discussion, exchange and communal knowledge production across disciplines and themes. »


The Concise Oxford Dictionary, 4th Edition 1952 (hole and whole), 2014
Modified Book, 14 x 19 x 6 cm (closed)

The Concise Oxford Dictionary, 4th Edition 1952 (hole and whole), 2014
Modified Book, 14 x 19 x 6 cm (closed
The Concise Oxford Dictionary, 4th Edition 1952 (hole and whole), 2014
Modified Book, 14 x 19 x 6 cm (closed

The Concise Oxford Dictionary, 4th Edition 1952 (hole and whole), 2014
Modified Book, 14 x 19 x 6 cm (closed


Roget's Thesaurus, Everyman Edition 1982 (volition, knowledge, language), 2015
Modified Book, 15 x 23 x 5 cm (closed)

SOURCE: http://www.criticalm.org/ 

vendredi 7 juillet 2017

Lit de travail, Sophie Calle

COMME AU LIT. Commissariat de / Curated by Céline Huyghebaert et Pascaline J. Knight

«Aujourd 'hui associé à la vie privée, le lit était autrefois synonyme de vie publique. En France, à l'époque de Louis XIV, il n'était pas rare d'en posséder trois ou quatre selon leur utilité: lit de parade (où les maîtresses recevaient leurs visiteurs), lit de travail (où les femmes accouchaient), lit de justice (où le roi faisait ses assemblées formelles), etc.»
Source du texte: Pascale Bouchard, LE VISIBLE ET L'INVISIBLE CHEZ SOPHIE CALLE : VARIATIONS AUTOUR DU SEUIL, Mémoire de Maîtrise, 2012.