mardi 1 avril 2014

Ceux qui détruisent et ceux qui ne détruisent pas, Éric Watier

 




ÉRIC WATIER, Ceux qui ne détruisent pas, [2001], 2009
[8 p.], agrafées, impression noir & blanc, 13,5 x 19 cm, 1€, 250 ex. (2e édition).


Publié en 2001 et réédité en 2009 comme post scriptum à L'Inventaire des destructions, Ceux qui ne détruisent pas est un recueil le fascicule de seulement 8 pages énumérant la liste des artistes qui ne détruisent pas leurs oeuvres : sont-ils si peu nombreux? «Alors que L’Inventaire des destructions, recueil de 100 pages, rappelait un vieux principe anarchiste, repris par les surréalistes et d’autres avant-gardes, selon lequel la création et la destruction forment un couple dialectique, Ceux qui ne détruisent pas rapporte des cas d’artistes qui pour diverses raisons – soit parce que c’est leur stratégie en tant que « ramasseurs », soit parce qu’ils croient à la valeur de tout ce qu’ils font, etc. – ne détruisent rien et gardent tout.»

Et pourquoi Sophie Calle est la seule de la liste dont la manie de la conservation est décrite par l'affirmative?












ÉRIC WATIER, l’Inventaire des destructions, 2000
[100 p.], dos collé, impression noir & blanc, 19 x 13,5 cm, ISBN 2-914291-00-0, 1000 ex., épuisé.


Les uns après les autres, défilent sur les pages de ce livre les artistes qui ont volontairement détruit leurs propres œuvres. Convoqués par des formules brèves et sobres, mais non sans commentaire discret de l'auteur, les 99 cas de destructions interrogent la création dans ce qu'elle a d'essentiel : objet ? processus ? attitude à l'égard du monde ? Le livre qui se veut lui-même vulnérable, sans couverture ni page de titre, consacre sa centième formule à sa propre présentation.

Pour le réaliser Éric Wattier a mené une enquête en distribuant son questionnaire lors d'événements artistiques mais aussi, dans les petites annonces.




Source: www.ericwatier.info

Éric Watier fait des livres depuis le jour où il a, dit-il, « découvert le photocopieur en 1981 ». Ses publications sont minimalistes et très souvent gratuites : des petites brochures, des affiches, des tracts, des cartes postales, faciles à faire, à reproduire, à diffuser. Le livre a été un moyen de sortir son travail de l’atelier, de le rendre visible indépendamment des expositions traditionnelles : grâce au livre photocopiable, l’artiste prend le large par rapport au galerie.

Il explique sa démarche et son positionnement face à l'art contemporain sur cette vidéo. L'inventaire des destructions est aussi en ligne.

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