mardi 5 décembre 2017

L'architecture du livre, Anja Lutz

Anja Lutz, Marginalia, 2017

Removing the text and images from a selection of art books designed by Anja Lutz in close collaboration with the individual artists reveals the nondescript details: the margins, the edges, the backgrounds, the spaces between the lines.

Marginalia is a personal interpretation of the books designed by Anja Lutz with and for the following artists: Kader Attia, Sonia Boyce, Angela Bulloch, Jeanne van Heeswijk, Christine Hill, Hannah Höch, Hella Jongerius, Loriot, J. Mayer H., Laercio Redondo, Julian Rosefeldt, Lawrence Weiner amongst many more.







 Source : https://www.facebook.com/marginalia.book/


Sous Pli –– Approche d'un processus collaboratif

Pli, une revue qui interroge les interactions entre l'édition et l'architecture
http://www.plirevue.com/


La revue Pli présente une exposition conçue en collaboration avec le graphiste Nicolas Delbourg (NDbrg). « Cette installation inspecte les coulisses de la production physique (Risographie, Sérigraphie et Offset) et conceptuelle (écriture, échange, débat, réflexion). Celle–ci crée des espaces mitoyens d’erreurs et de réussites, de ratures et d’esquisses abrogées. Créer une narration en mouvement par l’écueil de la revue et s’engager dans une façon moins figée de la présenter. De nombreux échanges sont présentés comme des indices de la conception de l’ouvrage (mails, lettres, esquisses), mais aussi des interventions des illustrateurs et auteurs dans l’espace sont encouragés.»




détournements, Georges Rousse


« Détournement de fonds de Georges Rousse fait référence à la fois au détournement de l'usage du lieu et au détournement du regard avec lequel l'artiste joue dans ses installations. Mais c'est aussi, par le biais de son installation faite de papiers journaux dont les images ont été masquées de noir, une manière de détourner une réflexion autour de la presse, du rôle de la photographie et de son impact dans un monde où l'image est omniprésente.»




Source : Georges Rousse

vendredi 1 décembre 2017

Suivre la ligne, Joseph Kosuth



Au rez-de-chaussée de la galerie Almine Rech en 2006, Joseph Kosuth a organisé un parcours sur un damage de livres et accroché des panneaux rectangulaires lumineux au mur avec les phrases-clés d'auteurs. La galerie est plongée dans l'obscurité ; seuls les caissons lumineux au mur envoient de la lumière dans la salle.

Parmi les citations, des mots de Sartre, Beauvoir, Camus, Derrida ou Foucault. Kosuth met en évidence chez chacun le désir de lecture, le plaisir de la connaissance par le livre. Il écrit ces phrases sur des panneaux rectangulaires lumineux. En fond, des images de rayonnages de bibliothèques.





jeudi 30 novembre 2017

Couper dans la page, Jérôme Saint-Loubert Bié


Jérôme Saint-Loubert Bié , After Pierre Menard, 1997
Deux exemplaires altérés du livre A handbook to the Guggenheim Museum Collection (NY, 1919)
256 reproductions B&W coupées dans le livre







« Taking the gallery’s name and the exhibition’s theme of the collection, this work makes a connection to the Guggenheim Museum in New York. All of the reproductions in the catalog published in 1959, for the inauguration of Wright’s building, were cut out from the left-hand pages of one copy and from the right-hand pages of a second copy. These two altered catalogs were presented on a table, and the reproductions were hung on the gallery walls in an ascending spiral, in the order of the works’ entry into the collection. The spiral of reproductions went around the work of the other artists in the show.»

Source: http://www.jslb.fr/index2.php?/art/afterlivre/

lundi 20 novembre 2017

Vous arrivez trop tard, Emilie Pitoiset et Jean-Max Colard




Vous arrivez trop tard, cérémonie est une exposition conçue, "écrite" et réalisée par l'artiste Emilie Pitoiset et Jean-Max Colard, avec l'aide de Catherine Robbe-Grillet. Ensemble, ils ont imaginé une fiction de cérémonie, inspirée par le roman La Maison de rendez-vous d'Alain Robbe-Grillet. Les éléments disposés dans cette ancienne église transformée en centre d'art imaginent ou déconstruisent cette cérémonie, laissant au spectateur le soin d'en reconstituer point par point le déroulement.









 




« Mon idée était de caviarder le roman, de lui enlever tous les éléments qui n'étaient pas propres à la cérémonie : j’ai raturé de noir tout ce qui concernait soit les scènes de roman policier, soit les scènes vraiment érotiques, pour ne garder que l'ossature de la cérémonie. La version caviardée du roman d'Alain Robbe-Grillet est exposée sous vitrine dans l’exposition, comme une source, ou une pièce à conviction. On a repris quelques pages de ce caviadage pour faire le livret d’exposition. Cela vous donne, page après page, des indices d'une forme de scénario policier. Il ne s'agissait pas d'écrire la cérémonie, mais plutôt de désécrire le roman d'Alain Robbe-Grillet. C'est dans la désécriture, le caviardage, l'effacement de ces éléments que l'on a pu sortir du roman d'Alain Robbe-Grillet une sorte de fil narratif autour de la cérémonie et de la question de la répétition. »

Source: Jean-Max Colard

jeudi 9 novembre 2017

En référence à la mort, Andreas Serrano


Dans sa série The Morgue (1992), Andres Serrano photographie des corps morts en y cherchant la beauté, « poussant à l’extrême la démarche d’esthétisation qui est l’une des caractéristiques de son travail». La mort esthétisée et pourtant cadrée au plus serrée semble loin, irréelle parce que trop concrête, comme s'il s'agissait de mannequins. Si certains corps perdent totalement l’apparence de la mort, les titres se chargent pourtant de rappeler brutalement la réalité de ces photos. Les détails choisis sont souvent les mains.









Ce qui reste, Claudio Parmiggiani



«Ce qu'on appelle un fantôme n'est pas plus que ceci : une image de mémoire qui a trouvé dans l'air - dans l'athmosphère de la maison, dans l'ombre des pièces, dans la saleté des murs, dans la poussière qui retombe - son porte-empreinte le plus efficace.»
                  Georges Didi-Huberman. Génie du non lieu, p. 113.

Qu'est-ce qu'un fantôme, sinon l'ombre projetée d'un corps qui n'existe plus? Donc la trace laissée par quelque chose qui, depuis, a disparu? Les oeuvres de Claudio Parmiggiani, et surtout la série des Delocazione, travaillent avec cette idée de la trace.  En 1970, l'artiste est invité à participer à l'exposition collective Arte e critica dans la Galleria Civica de Modène. Il décide d'occuper la réserve de la galerie et se met donc à retirer les objets stockés. Il découvre alors les traces que la poussière a dessinées sur les murs, et la présence en négatif qu'elles dessinent. Il décide d'exposer cela, des traces, en les soulignant avec de la fumée. Ce qui apparaît dans cette oeuvre, c'est non seulement la disparition, mais aussi le temps. Temps qui finit par effacer le geste même de l'artiste puisque les installations sont des gestes éphémères, qui disparaissent à leur tour à la fin de l'exposition pour renaître ailleurs.










Sources : Thèse de Yannick Bernede, Artribune.com, paris-art.com

vendredi 20 octobre 2017

An Alphabetical Index of Some of the Stories, Laurence Aëgerter



An Alphabetical Index of Some of the Stories
Laurence Aëgerter
« Something very ordinary, choosing a dish from the menu in a restaurant, is here actually lifted to the higher level of an autobiographical story such as ‘The tale of the German bodyguard who never had to fight’ or ‘The tale of the cloud of soap’. This work is an homage to Georges Perec.»

lundi 18 septembre 2017

Des mots, du carbone et des trous, MARIANNE HOLM HANSEN

Collin's Concise Dictionary, 1st Edition 1978 (elipse - edit - effusion), 2014
Modified Book, Carbon, 17 x 25 x 6 cm (closed)
« Marianne Holm Hansen works across media including writing, drawing, photography, video and new technologies. With a focus on interpretation, her work interrogates, employs, exploits and re-appropriates, organizing systems, established methodologies, behaviours and habits, to question how we come to experience things as we do and, to what extent, an awareness of this can open up the potential for alternative experiences to form. Essentially, her practice is an attempt to both understand and challenge existing perceptions — to uncover and interrogate the structures through which we are taught to operate, think and respond, and, in turn, to practically test how they may be used and applied, differently, to generate new ways of thinking and doing. 

Often responding to specific sites and situations, the development of the work itself includes aspects of independent studio practice, research, conversation, and collaboration. The latter most often takes place through residencies, commissioned events or self-initiated projects that provides a forum for exchange, development and public assessment of work and its ideas. In line with this she has, for the past 10 years, consistently collaborated with diverse institutions, museums, and galleries to produce workshops. Participatory projects and events that enable discussion, exchange and communal knowledge production across disciplines and themes. »


The Concise Oxford Dictionary, 4th Edition 1952 (hole and whole), 2014
Modified Book, 14 x 19 x 6 cm (closed)

The Concise Oxford Dictionary, 4th Edition 1952 (hole and whole), 2014
Modified Book, 14 x 19 x 6 cm (closed
The Concise Oxford Dictionary, 4th Edition 1952 (hole and whole), 2014
Modified Book, 14 x 19 x 6 cm (closed

The Concise Oxford Dictionary, 4th Edition 1952 (hole and whole), 2014
Modified Book, 14 x 19 x 6 cm (closed


Roget's Thesaurus, Everyman Edition 1982 (volition, knowledge, language), 2015
Modified Book, 15 x 23 x 5 cm (closed)

SOURCE: http://www.criticalm.org/