jeudi 9 novembre 2017

Ce qui reste, Claudio Parmiggiani



«Ce qu'on appelle un fantôme n'est pas plus que ceci : une image de mémoire qui a trouvé dans l'air - dans l'athmosphère de la maison, dans l'ombre des pièces, dans la saleté des murs, dans la poussière qui retombe - son porte-empreinte le plus efficace.»
                  Georges Didi-Huberman. Génie du non lieu, p. 113.

Qu'est-ce qu'un fantôme, sinon l'ombre projetée d'un corps qui n'existe plus? Donc la trace laissée par quelque chose qui, depuis, a disparu? Les oeuvres de Claudio Parmiggiani, et surtout la série des Delocazione, travaillent avec cette idée de la trace.  En 1970, l'artiste est invité à participer à l'exposition collective Arte e critica dans la Galleria Civica de Modène. Il décide d'occuper la réserve de la galerie et se met donc à retirer les objets stockés. Il découvre alors les traces que la poussière a dessinées sur les murs, et la présence en négatif qu'elles dessinent. Il décide d'exposer cela, des traces, en les soulignant avec de la fumée. Ce qui apparaît dans cette oeuvre, c'est non seulement la disparition, mais aussi le temps. Temps qui finit par effacer le geste même de l'artiste puisque les installations sont des gestes éphémères, qui disparaissent à leur tour à la fin de l'exposition pour renaître ailleurs.










Sources : Thèse de Yannick Bernede, Artribune.com, paris-art.com

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